Une première depuis le début de l'invasion russe en 2022 : un cessez-le-feu localisé et à viseé humanitaire tenait mardi 27 octobre autour d'Olechky, ville occupée du sud de l'Ukraine, sans qu'aucune des deux parties signale de violations après plusieurs heures.
Les deux camps ont commencé à observer la trêve à 3 h heure locale (21 h heure de l'Est), selon ...
David Arakhamia, un député ukrainien qui avait participé aux négociations de paix de 2022, a qualifié le cessez-le-feu de « plus grande désescalade depuis 2022 ».
« La possibilité d'une évacuation d'Olechky est une très bonne nouvelle pour les personnes piégées là-bas », a déclaré mardi à l'AFP Olga, une ancienne habitante. « Mes amis sont prêts à partir. »
Le pont Sud de la capitale a notamment été endommagé, entraînant sa fermeture ainsi que celle de plusieurs stations de métro, selon le maire Vitali Klitschko.
Des images publiées par des médias montrent un trou béant sur ce pont, une infrastructure importante reliant les deux rives du Dniepr.
Le président finlandais Alexander Stubb et le premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont eu mardi un entretien surprise avec Poutine visant à mettre fin à la guerre, qu'ils ont qualifié de « franc et substantiel ».
Il s'agissait du premier contact de M. Poutine depuis plus d'un an avec des dirigeants européens soutenant Kyiv, Oslo faisant cependant le constat de la persistance « de grandes divergences de vues ».
Selon un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine a de son côté accusé l'Union européenne et l'OTAN de mener une « politique de confrontation » qui « prolonge » les combats dans ce conflit.
Il a affirmé qu'une « paix juste et durable » exigeait de tenir « pleinement » compte des intérêts de Moscou, qui exige notamment le retrait des troupes ukrainiennes de toute la région de Donetsk.
Selon le Kremlin, les trois dirigeants ont convenu de poursuivre leurs « contacts directs par téléphone ».
Les deux dirigeants nordiques, dont les pays comptent parmi les principaux soutiens à l'Ukraine, disent s'être exprimés en leur nom propre, pas en celui des Européens dans leur ensemble.
