Nos vies numériques : entre émerveillement et inquiétude
Je ferme les livres pendant quelques semaines, pour les vacances. J'espère en ouvrir, des livres. Des vrais. C'est un des (nombreux) dommages collatéraux de l'ère numérique, du tout-aux-écrans : je lis moins de livres.
Et vous ? Lisez-vous moins de livres ? Moi, oui.
J'ai toujours lu, énormément. Enfant, je me souviens d'avoir hâte de larguer enfin les bandes dessinées pour lire des livres-presque-sans-images. Les premiers devaient être des Club des 5 ou des récits de la Comtesse de Ségur, après Tintin, Astérix et les Schtroumpfs.
L'été, je me suis vite gardé seul, comme on dit. Et l'été était divisé en deux pôles : le soccer et la lecture. Le soccer, au parc, jour et soir. Le plus souvent possible. Avec,