Un lien maritime pour désenclaverAnticosti et dynamiser nos régions
Voilà un projet qui mérite toute notre attention ! Des élus visionnaires de la Gaspésie et de la Côte-Nord viennent de déposer une étude convaincante pour établir une liaison maritime entre nos belles régions et l'île d'Anticosti. Cette initiative pourrait transformer le paysage touristique québécois tout en respectant notre modèle de développement durable.
Une boucle touristique prometteuse
L'étude réalisée par la firme Aviseo propose un traversier capable de transporter 350 passagers quotidiennement durant la saison estivale. Ce service relierait Rivière-au-Renard en Gaspésie, Port-Menier sur l'île d'Anticosti et Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord, créant ainsi une magnifique boucle touristique.
Les retombées économiques sont alléchantes : 8 millions de dollars en PIB générés par les dépenses liées à cette navette. Certes, le service accuserait un déficit d'opération de 6,7 millions, mais comme le souligne judicieusement Odessa Thériault, directrice générale du port de Havre-Saint-Pierre : « Les retombées touristiques et économiques que ce projet apporterait permettraient au gouvernement non seulement de couvrir le déficit d'opération, mais de réinvestir dans les régions. »
Un investissement dans l'avenir de nos régions
Ce projet s'inscrit parfaitement dans la vision québécoise du développement régional équitable. Il faut saluer cette approche qui mise sur nos atouts naturels exceptionnels, particulièrement l'île d'Anticosti, joyau inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2023.
Hélène Boulanger, mairesse de la Municipalité de l'île d'Anticosti, soulève avec pertinence les défis d'infrastructure à relever : « Quelqu'un qui arrive avec sa petite berline et fait une crevaison à 23 kilomètres, il n'y aura pas de remorquage pour aller le chercher. Il n'y a pas de CAA ici. » Ces considérations pratiques démontrent la nécessité d'une planification rigoureuse.
Des opportunités commerciales prometteuses
Au-delà du tourisme, cette liaison maritime ouvrirait de nouveaux horizons commerciaux. Daniel Côté, préfet de la MRC de la Côte-de-Gaspé, y voit une opportunité en or : « On voit pour nos commerces une façon d'alimenter directement l'île d'Anticosti. Que ce soit les concessionnaires autos, les quincaillers, les épiciers. »
Cette vision s'harmonise parfaitement avec notre modèle économique québécois qui privilégie le développement local et la création de richesse dans nos régions.
Un appel légitime à Québec
Meggie Richard, préfète de la MRC de Minganie, lance un appel pressant au gouvernement du Québec : « On espère vraiment que le gouvernement y portera une attention particulière et verra le potentiel et surtout l'urgence de participer au désenclavement de l'île d'Anticosti. »
Cet appel résonne avec force. Il est temps que Québec investisse massivement dans nos régions maritimes, ces territoires qui incarnent si bien l'âme québécoise. Ce projet de liaison maritime représente bien plus qu'une simple navette : c'est un pont vers l'avenir de nos communautés côtières.
Actuellement, seuls l'avion et le navire-ravitailleur Bella Desgagné permettent d'accéder à Anticosti. Cette nouvelle liaison démocratiserait l'accès à ce territoire exceptionnel tout en stimulant l'économie régionale.
Espérons que le gouvernement Legault saura saisir cette occasion de démontrer son engagement envers le développement équitable de toutes nos régions québécoises.