Kent Hughes a eu raison de fuir ces joueurs surpayés
Le marché des joueurs autonomes de la LNH était mince cette année, et les prix ont explosé pour les joueurs de soutien. Kent Hughes a eu la sagesse de ne pas se ruiner pour combler des besoins à court terme. Le directeur général du Canadien de Montréal a regardé passer la parade, refusant de payer des fortunes pour des athlètes qui ne valaient pas ces contrats. Voici six joueurs autonomes, ainsi qu'une prolongation notable, sur lesquels le Tricolore a sagement levé le nez.
Pourquoi Mason Marchment n'est-il pas au Canadien?
L'attaquant a signé avec les Sharks de San Jose pour 6,75 M$ par année pendant cinq ans, un total de 33,75 M$. Il a accepté moins que ce que d'autres équipes offraient parce qu'il voulait jouer en Californie. Le Tricolore aurait donc dû soumettre une offre dépassant les 7 M$ pour l'attirer à Montréal. Une dépense qui n'aurait eu absolument aucun sens pour l'organisation.
Jacob Trouba valait-il un tel investissement?
Le robuste défenseur a accepté un contrat de 8,25 M$ par année pour quatre ans avec ces mêmes Sharks, un pacte de 33 M$. Son style physique aurait pu être utile au Canadien. Cependant, à 32 ans, combien de temps aurait-il pu tenir dans le système de jeu préconisé par Martin St-Louis? De plus, il ne vaut assurément pas plus que Lane Hutson, qui touche 8,85 M$.
Le contrat de Rasmus Andersson était-il raisonnable?
Andersson a choisi de rester avec les Golden Knights de Vegas pour 8,5 M$ par année sur sept ans, pour un total de 59,5 M$. Il aura le même salaire que Hutson, mais avec sept ans de plus sur le dos. Le Suédois n'a atteint le plateau des 50 points qu'à une seule reprise. Il aura 36 ans à l'échéance de ce contrat, et les deux dernières saisons pourraient être très difficiles pour lui.
Boone Jenner représentait-il une bonne option?
Le vétéran s'est entendu avec les Capitals de Washington pour 5,75 M$ par année sur quatre ans, soit 23 M$. L'impact sur la masse salariale fait du sens pour son rôle dans une équipe. À titre comparatif, Philip Danault touche 5,5 M$ chez le Canadien. Le problème, c'est que Jenner a 33 ans. Il en aura 37 à la fin de ce contrat. On peut facilement présumer que Kent Hughes préférera donner la chance à la jeunesse de l'organisation plutôt que de s'encombrer d'un tel pacte.
Vincent Desharnais a-t-il été surpayé?
Le Lavallois a obtenu 4,2 M$ par année pour quatre ans à Washington, un contrat de 16,80 M$. En tant que défenseur droitier doté d'un gros gabarit, il est un spécimen rare. Par contre, payer 4,2 M$ pour un arrière de troisième paire, c'est un prix exorbitant. Surtout quand on sait qu'Alexandre Carrier, qui dispute la dernière saison de son contrat de trois ans, empoche 3,75 M$ tout en présentant des statistiques plus intéressantes.
Joe Veleno pouvait-il rester à Montréal?
Le Montréalais a signé avec les Islanders de New York pour 1,2 M$ pour une saison. Même si le Canadien ne lui a pas soumis d'offre qualificative, l'équipe aurait bien aimé le garder, comme Veleno l'a lui-même affirmé sur les ondes de TVA Sports. À New York, on lui confiera le rôle de quatrième centre et du temps de jeu en infériorité numérique. Le Canadien n'était probablement pas prêt à lui offrir de telles garanties.
Nico Hischier et les rumeurs de Montréal
Bien qu'il ne soit pas un joueur autonome, le Suisse a prolongé avec les Devils du New Jersey pour 11,7 M$ par année sur cinq ans, un total de 58,5 M$. Les Devils voulaient régler ce dossier alors qu'il restait un an à son contrat. Son nom a circulé dans les rumeurs de transactions à Montréal. Avec un impact de 11,7 M$ sous le plafond, il aurait été, et de loin, le joueur le mieux payé du Canadien. Une facture beaucoup trop salée pour le Tricolore.
Le Canadien de Montréal a-t-il besoin de dépenser gros sur le marché autonome?
Non. La reconstruction de l'équipe passe par la patience et le développement des jeunes, et non par des contrats alambiqués qui bloquent la masse salariale à long terme. Kent Hughes a prouvé qu'il préférait la prudence financière.
Pourquoi les défenseurs droitiers sont-ils si recherchés?
Les défenseurs droitiers sont une denrée rare dans la LNH. Cette rareté crée une forte demande, ce qui fait grimper les salaires sur le marché autonome, même pour des joueurs de troisième paire comme Vincent Desharnais.