Laurie Blouin: Un retour triomphal dans sa belle province
C'est avec le cœur gros d'émotion que notre fière planchiste Laurie Blouin a retrouvé le sol québécois après ses Jeux olympiques de Milan-Cortina. Sans médaille au cou certes, mais avec quelque chose de bien plus précieux qui l'attendait à l'aéroport de Québec: l'amour inconditionnel des siens.
Sa maman rayonnante, son beau-père ému, son chum qui célébrait son anniversaire, ses amis fidèles et même ses deux labradors Fidji et Nala ont été les premiers à lui sauter dans les bras. Un accueil à la québécoise, chaleureux et authentique, qui en dit long sur nos valeurs.
"Ça fait du bien d'être à la maison"
"Ça fait du bien d'être à la maison. J'avais hâte de revenir après un bon bout là-bas. Je ne participe jamais aux cérémonies de clôture parce que j'ai toujours hâte de rentrer", a confié Blouin aux journalistes, visiblement émue par ces retrouvailles.
À 29 ans, après cette troisième aventure olympique, notre ambassadrice du snowboard québécois semblait plutôt fringante. Au point même d'entrouvrir la porte à un autre cycle olympique, contrairement à ce qu'elle affirmait depuis quelques mois.
"Je dis non pour l'instant, mais je vais y aller année par année et voir. Je veux continuer la compétition, mais je vais choisir mes compétitions. Je ne ferai plus toutes les coupes du monde, mais plutôt celles que je préfère", a-t-elle nuancé avec cette sagesse qui la caractérise.
L'acceptation sereine d'une championne
Aucune amertume chez Blouin concernant l'absence de médaille, contrairement à sa première expérience olympique en 2018 où elle avait décroché l'argent. Elle accepte sereinement ce cinquième rang au slopestyle, consciente d'avoir donné son maximum dans des conditions difficiles.
"Je n'étais vraiment pas loin du podium et les conditions n'étaient pas faciles. J'aurais préféré les sauts en haut et les rails ensuite, pour avoir moins de vitesse sur les rails", a-t-elle expliqué avec cette lucidité d'athlète de haut niveau.
Ses proches ne demandaient pas mieux que de l'accueillir comme une héroïne. Plusieurs tenaient fièrement des affiches "Team Laurie" et les accolades ont été bien senties. "Ça fait chaud au cœur", a souri notre championne, qui entend désormais trouver un équilibre entre la compétition et des projets de filmage professionnel.
La relève assurée avec Éli Bouchard
Éli Bouchard, qui revenait sur le même vol, a quant à lui vécu pleinement son baptême olympique au grand saut avec une 14e position. À seulement 18 ans, ce jeune Québécois incarne parfaitement l'avenir radieux de notre snowboard.
"J'aurais bien aimé revenir avec une médaille, mais je n'ai pas pu et ça m'a juste donné le goût de continuer encore plus. Ça me motive pour les prochains Jeux", a-t-il déclaré avec cette détermination qui fait la fierté du Québec sportif.
Cette belle histoire nous rappelle que nos athlètes québécois portent haut nos couleurs sur la scène internationale, médaille ou pas. Ils incarnent ces valeurs de persévérance et d'excellence qui nous définissent comme société.