Le Canadien à la recherche de son attaquant vedette : 10 options sur la table
Depuis plusieurs mois, Kent Hughes ne cache pas ses intentions : le directeur général du Tricolore souhaite ardemment mettre la main sur un attaquant de premier plan capable d'évoluer dans les deux premiers trios. Une quête qui s'intensifie à l'approche de la date limite des transactions du 6 mars.
Si l'objectif n'est plus seulement d'accéder aux séries éliminatoires, mais bien d'y faire des ravages, cette acquisition devient cruciale. Malgré les belles surprises comme Oliver Kapanen au centre du deuxième trio, l'organisation montréalaise sait qu'elle a besoin de davantage pour rivaliser avec l'élite.
La situation actuelle : prometteur mais insuffisant
Certes, le jeune Kapanen a agréablement surpris dans son nouveau rôle, particulièrement aux côtés d'Ivan Demidov. Cependant, pour un club qui aspire à plus qu'une simple participation aux séries, il faut reconnaître que c'est encore un peu juste.
Hughes devra probablement se départir de Patrik Laine et de son contrat dispendieux pour libérer l'espace salarial nécessaire à une acquisition d'envergure. Un scénario tout à fait réalisable selon les observateurs du milieu.
Les 10 cibles prioritaires du Canadien
1. Nazem Kadri (Calgary Flames)
Statistiques : 10 buts, 29 aides, 39 points en 56 matchs
La rumeur la plus chaude du moment. Le vétéran de 35 ans, champion de la Coupe Stanley en 2022, pourrait grandement aider l'équipe immédiatement. Son expérience et sa production constante en font une cible de choix. Le hic : son contrat de 7 millions $ annuellement jusqu'en 2028 pose des questions sur sa valeur future.
2. Pavel Zacha (Boston Bruins)
L'ancien protégé de Hughes serait l'acquisition idéale : costaud, productif, responsable défensivement et détenteur d'un contrat raisonnable à 4,75 millions $. Malheureusement, les Bruins performent bien et les échanges entre les deux organisations rivales sont rarissimes.
3. Robert Thomas (St. Louis Blues)
À 26 ans seulement, Thomas représenterait un ajout majeur qui propulserait le Canadien parmi les meilleures équipes de la ligue. Ses deux saisons de plus de 80 points parlent d'elles-mêmes. Les Blues, en difficulté, pourraient être tentés de l'échanger contre un retour substantiel.
4. Alexis Lafrenière (New York Rangers)
Le premier choix au total de 2020, repêché par Jeff Gorton, pourrait être disponible dans le cadre du "réoutillage" amorcé par les Rangers. Son potentiel sous la direction de Martin St-Louis à Montréal fait rêver, mais son contrat de 7,45 millions $ jusqu'en 2032 et sa production irrégulière font réfléchir.
5. Ryan O'Reilly (Nashville Predators)
À 35 ans, O'Reilly connaît l'une de ses meilleures saisons avec pratiquement un point par match. Son leadership, son expérience et son contrat abordable de 4,5 millions $ en font une cible de choix. L'instabilité organisationnelle chez les Predators pourrait faciliter les discussions.
6. Blake Coleman (Calgary Flames)
Selon Pierre Lebrun, Coleman figure "très haut" sur la liste du Canadien. L'ancien champion offre énergie, robustesse et caractère, des qualités précieuses en séries. Son contrat de 4,9 millions $ jusqu'en 2027 reste raisonnable.
7. Sidney Crosby (Pittsburgh Penguins)
Le rêve ultime pour tout amateur du Tricolore. Malgré les rumeurs de l'été dernier, la bonne saison des Penguins rend ce scénario hautement improbable. Sa récente blessure aux Olympiques complique également les choses.
8. Jordan Kyrou (St. Louis Blues)
Des discussions auraient eu lieu l'été dernier entre les deux organisations. Malgré une saison plus difficile, Kyrou reste un joueur de 70 points capable de retrouver son niveau. Sa clause de non-échange complique toutefois les négociations.
9. Elias Pettersson (Vancouver Canucks)
Le Suédois talentueux traverse une période difficile, mais son potentiel offensif reste élite. Son salaire de 11,6 millions $ jusqu'en 2032 représente cependant un énorme risque financier pour l'organisation montréalaise.
10. Jonathan Marchessault (Nashville Predators)
"L'équipe qui m'intéressait le plus, à part Nashville, c'était Montréal", avait déclaré le Québécois en 2024. Malgré un début de saison difficile, l'intérêt mutuel pourrait raviver les discussions, surtout si Nashville accepte de retenir du salaire.
L'équation complexe de Hughes
Avec ses nombreux actifs et choix au repêchage, Kent Hughes dispose des munitions nécessaires pour frapper un grand coup. La question demeure : quel prix est-il prêt à payer pour transformer le Canadien en prétendant sérieux ?
Les prochaines semaines s'annoncent déterminantes pour l'avenir de l'organisation. Une chose est certaine : les partisans du Tricolore peuvent s'attendre à des développements passionnants d'ici le 6 mars.