Trump veut tourner la page sur l'affaire Epstein
Voilà bien du Donald Trump tout craché. Alors que l'affaire Jeffrey Epstein continue de faire des vagues à travers le monde, le président américain suggère maintenant qu'il serait temps de « passer à autre chose ». Une déclaration qui en dit long sur sa vision de la transparence démocratique.
« Je pense qu'il est temps pour le pays de passer peut-être à autre chose, comme le système de santé ou quelque chose qui importe aux gens », a déclaré Trump aux journalistes à la Maison-Blanche mardi. Une façon bien commode d'esquiver un dossier qui l'éclabousse lui aussi.
Une transparence forcée
Rappelons que cette publication de documents n'est pas un geste de bonne volonté de l'administration Trump. Le département de la Justice a été contraint par le Congrès de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif. Près de 3,5 millions de pages ont ainsi été rendues publiques depuis décembre, révélant l'ampleur du réseau d'Epstein.
La dernière avalanche de documents a provoqué une réaction en chaîne internationale. L'ex-ambassadeur britannique aux États-Unis, Peter Mandelson, fait maintenant l'objet d'une enquête de la police londonienne. Acculé, il a quitté la Chambre des Lords mercredi.
Les Clinton dans la ligne de mire
Les républicains ne lâchent pas l'os. Une commission parlementaire dominée par le Grand Old Party a annoncé qu'elle auditionnerait Bill et Hillary Clinton fin février sur les liens passés entre l'ex-président et Epstein. Le couple, qui refusait de comparaître depuis des mois, a finalement fait volte-face lundi soir, évitant de justesse des poursuites pour entrave au Congrès.
Bill Clinton, qui a voyagé plusieurs fois à bord du jet privé d'Epstein, maintient n'avoir eu aucune connaissance des crimes du financier. Une version que contestent les nouvelles révélations.
Trump aussi dans l'avion
Mais voici où ça devient savoureux : Trump, qui assure « n'avoir jamais pris l'avion d'Epstein », voit son nom apparaître huit fois sur la liste des passagers entre 1993 et 1996. Une contradiction de plus dans le discours d'un homme qui avait pourtant promis, pendant sa campagne de 2024, de publier l'intégralité du dossier Epstein.
Cette volte-face sur la transparence lui vaut désormais des critiques jusque dans sa propre base MAGA. Quand même les plus fidèles commencent à questionner, c'est que le malaise est profond.
Au final, cette affaire illustre parfaitement les dérives d'un système où les puissants tentent de protéger leurs secrets. Heureusement, la pression démocratique et journalistique continue de faire son œuvre, malgré les résistances.