Shania Twain boucle la boucle à la mythique Horseshoe Tavern de Toronto
La reine canadienne de la country-pop, Shania Twain, s'apprête à réaliser un rêve de jeunesse qui lui avait toujours échappé. Vendredi, elle montera enfin sur la scène de la légendaire Horseshoe Tavern de Toronto, un petit bar de 500 places qui a vu naître des groupes comme The Tragically Hip et Blue Rodeo. Un retour aux sources puissant pour celle qui a rempli les plus grands stades du monde.
Un concert intime pour un album personnel
Ce spectacle unique survient alors que Shania Twain s'apprête à lancer son septième album, Little Miss Twain, le 24 juillet. L'album, très personnel, revient sur ses débuts à Timmins, en Ontario, et sur ses années à chanter des reprises dans les bars de petites villes. C'est un regard rétrospectif sur la jeune fille qu'elle était avant la gloire, avant les contrats de disque et les tournées internationales.
« Je vis un moment vraiment important de ma vie et de ma carrière, confie-t-elle. Je porte un regard sur Little Miss Twain, la personne que j'étais avant de m'élancer dans le vaste monde des grandes scènes. »
Un rite de passage pour les artistes
La Horseshoe Tavern, fondée en 1947, est bien plus qu'une salle de concert. C'est un véritable phare pour les artistes, un passage obligé. Ben Mol, responsable de la programmation, le dit sans détour : « On vous traite de la même manière, peu importe qui vous êtes. C'est l'un des rares bars du centre-ville de Toronto où on peut s'asseoir devant une pinte de 20 onces à 5,75 $ et discuter avec un cinéaste, un astronaute ou un policier. »
L'an dernier, Keith Urban et mgk y ont donné des concerts surprises. Mais pour Shania Twain, l'émotion est particulière. « Je n'étais pas assez connue ni assez célèbre pour y chanter à l'époque, se souvient-elle. Les groupes dans lesquels je jouais auraient rêvé de se produire à la Horseshoe. Maintenant, c'est moi qui y joue. »
Un retour aux sources sans la fumée
Ce retour aux sources aura tout de même une différence de taille. « Quand j'étais enfant, on fumait encore dans tous nos bars, raconte-t-elle en riant. Les plafonds sont bas et ils étaient remplis de fumée. » Aujourd'hui, l'air est plus pur, mais l'esprit reste le même. « Je reviens dans un petit bar avec mes propres compositions et mes propres histoires. C'est une boucle qui se referme de manière très puissante et très enrichissante. »
Les billets, mis en vente mercredi, se sont envolés en quelques minutes. La salle est prête, assure Ben Mol : « Les barrières sont en place, et la bière est bien fraîche. »
Pour Shania Twain, le moment est enfin arrivé. « J'ai enfin réussi à me produire au Horseshoe », lance-t-elle, sourire aux lèvres. Un rêve de gamine devenu réalité, et une belle leçon de persévérance pour tous les artistes qui rêvent encore.