Mondial 2026 : l'Égypte surprend et tient la Belgique en échec
L'Égypte a arraché un match nul de 1-1 face à la Belgique, lundi à Seattle, grâce à une performance audacieuse où les Pharaons ont refusé de se contenter de défendre. Le milieu Emam Ashour a ouvert la marque à la 20e minute, forçant une Belgique apathique en première mi-temps à réagir en deuxième période. Romelu Lukaku a créé l'égalisation à peine entré sur le terrain à la 66e minute. Un résultat qui reflète la combativité d'une équipe égyptienne qui a choisi d'attaquer plutôt que de subir.
Des Pharaons qui ne se sont pas cachés
On l'attendait timide, l'Égypte. Face à une Belgique bardée de vedettes comme Kevin De Bruyne, plusieurs tablaient sur un rideau défensif des Pharaons. Il n'en a rien été. Dès les premières minutes, les courses efficaces et les occasions réelles des Égyptiens ont pris la Belgique de court, sous le soleil de ce début d'été dans le nord-ouest du Pacifique.
Emam Ashour a incarné cette audace à la 20e minute. Sa frappe magnifique a récompensé l'excellent début de match de son équipe et enfoncé un peu plus les Diables rouges dans une première mi-temps chaotique. Le gardien Mostafa Shebeir, son coéquipier au club cairote d'Al Ahly, n'y allait pas de mort douce.
Il a été incroyable. Emam est un joueur de grande qualité. C'est très bien qu'il ait obtenu le titre de Joueur du match.
Ce qui frappe, c'est le discours de Shebeir après la rencontre. Pas question de se satisfaire du match nul contre un favori.
On a raté plusieurs chances. Mais on n'a pas joué défensivement. On a joué à notre façon, et on a presque obtenu les trois points.Une déclaration qui en dit long sur les ambitions de cette équipe.
Lukaku sauve l'honneur belge
Côté belge, le tableau était moins reluisant en première période. Youri Tielemans a eu l'honnêteté de reconnaître les lacunes de son équipe.
On manquait de tempo, on manquait d'intensité. On était un peu trop figés, dépassés par les évènements. Mais on doit apprendre de ces moments, et on regarde vers l'avant.
Le sélectionneur Rudi Garcia a posé le geste qui s'imposait en faisant entrer Romelu Lukaku à la 66e minute. Quelques secondes plus tard, le buteur forçait Mohamed Hany à marquer contre son camp, ramenant les deux équipes à égalité. Difficile de faire plus efficace pour un substitut.
Le défenseur Brandon Machele a souligné la réaction de son équipe en deuxième mi-temps, tout en regrettant de ne pas avoir arraché les trois points.
En deuxième demie, on a eu beaucoup plus de fougue, beaucoup plus d'agressivité. Il y avait peut-être un peu de nervosité, mais on a rectifié le tir. C'est dommage qu'on ne prenne pas les trois points, parce que sur la base de la deuxième demie, on les méritait.
Quand la tribune de presse devient un amphithéâtre
Permettez-moi un aparté. Contrairement à mon expérience dans la tribune de presse extérieure de Toronto, j'étais situé à l'intérieur au Lumen Field, rebaptisé « stade de Seattle » pour l'occasion. Somme toute, loin de l'ambiance des partisans.
Mais j'ai quand même eu l'expérience complète. Pourquoi ? Parce que le concept du « favoritisme interdit en tribune de presse », bien ancré en Amérique du Nord, ne l'est pas à l'international.
À part « Salah », « Marmoush » et « aaahhh ! », la barrière linguistique était totale avec les journalistes égyptiens. Mais pas besoin de parler arabe pour comprendre le langage universel du foot. Ils applaudissaient chaque jeu défensif, encourageaient les poussées offensives, trépignaient lors des frappes belges et ont éclaté de joie après le but d'Ashour.
Les Belges n'étaient pas en reste. Deux photographes se sont enlacés en sautillant lors de l'égalisation de Lukaku, eux qui avaient été silencieux jusque-là. Ne lisez pas ceci comme du jugement. Plutôt comme le constat que devant leurs équipes nationales, certaines inhibitions tombent. Cela dit, j'ai vu pire. En Copa América à Atlanta en 2024, j'avais aperçu deux membres des médias accrédités interviewer des joueurs de l'Argentine en portant eux-mêmes le maillot albiceleste.
Pourquoi l'Égypte a-t-elle surpris la Belgique ?
L'Égypte a refusé de se contenter de défendre face aux vedettes offensives belges. Au lieu de faire le dos rond, les Pharaons ont imposé leur tempo dès le début du match, avec des courses efficaces et des occasions réelles de marquer. Cette audace tactique a déstabilisé une Belgique qui s'attendait probablement à affronter un bloc défensif.
Qui a été le joueur du match Égypte-Belgique ?
Le milieu de terrain égyptien Emam Ashour a été nommé joueur du match. Il a ouvert la marque à la 20e minute avec une superbe frappe et a été l'un des moteurs principaux de l'attaque égyptienne tout au long de la rencontre.
Quel impact Lukaku a-t-il eu en entrant en jeu ?
Romelu Lukaku est entré à la 66e minute et n'a mis que quelques secondes à forcer un but contre son camp de Mohamed Hany, créant l'égalisation à 1-1. Son impact immédiat a changé la dynamique du match en faveur de la Belgique.