Monde : femmes au Vatican, extrême droite et obamalisque
Un petit pas pour le Vatican, un grand symbole pour les femmes
Le pape Léon XIV vient de poser un geste qui fait jaser. En nommant l'Américano-Mexicaine Maria Montserrat Alvarado à la présidence du groupe de communications du Vatican, l'Église catholique frappe une première. Elle devient la première femme laïque à atteindre les hautes sphères de cette institution profondément patriarcale. Elle succède à Paolo Ruffini, qui prendra sa retraite à l'automne, à la tête d'EWTN News, le groupe médiatique créé en 2015 par le pape François pour chapeauter le site web, la radio, le journal et la cinémathèque du Vatican. C'est un signal clair que Léon XIV veut poursuivre l'ouverture de François envers le travail des femmes dans l'Église. Ancienne présentatrice et chef de l'exploitation depuis 2023, Alvarado connaît la maison. Reste à voir si ce coup d'envoi mènera à de véritables changements structurels.
La poupée Natasha et la banalisation du racisme en Chine
Où tracer la ligne entre le défoulement et la violence pure ? La question s'impose avec la poupée Natasha, le nouveau joujou qui fait fureur sur les réseaux sociaux chinois. Faite de caoutchouc et vendue en trois couleurs, cette poupée antistress sert de cible à des jeunes qui s'acharnent dessus. Piétinée, frappée au marteau, éventrée ou remplie d'eau pour exploser, la pauvre Natasha en prend pour son rhume. Mais le phénomène prend une tournure carrément inquiétante. C'est surtout la version noire de la poupée qui subit ces sévices, ce qui soulève une vague de dénonciations sur le web pour son évidente dimension raciste. Le média chinois Renmin Ribao pose la bonne question, relayé par Courrier international : ce jouet aide-t-il vraiment les enfants à se détendre, ou sème-t-il des graines de violence dans leur esprit ?
Colombie : l'extrême droite étale son machisme
Le politicien d'extrême droite Abelardo de la Espriella, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle colombienne, a visiblement du mal à garder ses atouts dans son froc. Le candidat a fait d'un attribut anatomique un douteux argument de campagne pour solliciter l'appui des femmes, rapporte un journal local. Un juge vient de le rappeler à l'ordre après qu'il a présenté une photo révélatrice de sa personne à la journaliste Laura Rodriguez, durant une entrevue à la radio en mai, en lui demandant de commenter. Une citoyenne outrée a porté plainte, dénonçant une forme de violence symbolique qui véhicule l'idée rétrograde que les femmes votent selon des critères d'attirance sexuelle. La journaliste a fustigé ce manque de respect sur X. Le juge a ordonné des excuses, mais le politicien s'en est lavé les mains en plaidant la blague. Une bien vieille chanson pour les femmes qui subissent le machisme au quotidien.
Le mystère des bijoux de famille disparus à Milan
Appelez ça des burnes, des roustons ou des bijoux de famille, ça ne change rien à l'affaire. Le célèbre taureau de la galerie commerçante Vittorio Emanuele, à Milan, a perdu les siens. Ce passage très couru est réputé pour sa mosaïque au sol, et plus particulièrement pour ce taureau couillu sur lequel touristes et habitants pivotent les talons en espérant attirer la bonne fortune. Imaginez la stupeur de constater la disparition desdits attributs après de récents travaux de restauration. Ils ont depuis été remis en place, mais la blague a fusé sur le net. Un internaute a même demandé s'il s'agissait d'une transition de genre. Entre nous, on a une petite idée du coupable. Nul autre qu'Abelardo de la Espriella, notre candidat colombien de la capsule précédente, visiblement en manque de virilité à étaler. Cr Abelardo !
Chicago : l'obamalisque face aux fantasmes de Trump
Décidément, les présidents américains donnent dans le pharaonique. Tandis que Donald Trump rêve d'une salle de bal et d'un arc de triomphe plus grand que celui de Paris, on s'apprête à inaugurer l'Obama Center à Chicago. La pièce maîtresse de l'édifice est un obélisque en granit de 69 mètres quasiment sans fenêtres, qui abrite le musée consacré au premier président noir des États-Unis. Le bâtiment est surmonté d'énormes lettres de pierre tirant un discours d'Obama prononcé en 2015 à Selma, berceau du mouvement des droits civiques. Tout en haut se trouve une spectaculaire Sky Room avec vue sur Chicago, où les visiteurs pourront regarder à travers les mots du discours en dégustant un Obama Burger à 15,50 $ US. Certains le surnomment l'obamalisque, d'autres le comparent à un vaisseau de Star Wars. De notre bord, on opterait plutôt pour l'humidificateur géant.