Décrocher des réseaux sociaux : un défi estival bien de chez nous
L'été, c'est fait pour jouer loin des écrans, nous rappelle notre collaborateur. Mais avouons-le, se débrancher est plus facile à dire qu'à faire, surtout quand les algorithmes nous connaissent mieux que notre propre mère.
Tout bon utilisateur de réseaux sociaux l'a déjà vécu : tu ouvres une application pour t'occuper deux minutes, et puis tu tombes sur des scènes inédites de Retour vers le futur II, un tutoriel pour bâtir une pergola, des chiens qui cuisinent. Tu relèves la tête : c'est la nuit, tu n'as pas soupé, il reste 2 % de batterie et tu ignores où est passé tout ce temps qui ne reviendra jamais.
Les algorithmes sont de plus en plus raffinés, mais ils sont aussi un peu cons. Il suffit que je pose les yeux trois secondes sur la vidéo d'un gars qui fait du surf et hop, l'algorithme décide que le surf est ma nouvelle passion. Je ne suis plus que surf, moi qui déteste l'eau et ne sais pas nager.
Mon téléphone m'a accompagné chez le dentiste. Depuis, il me suggère des comptes de dentistes ou de pseudo-dentistes qui m'expliquent comment me brosser les dents. Chacun avec une version différente. À force de les écouter, on dirait que je ne sais plus comment faire, même après plus d'un demi-siècle de pratique.
Si j'ai le malheur de faire quelques exercices pendant que mon cellulaire m'épie, mon fil Instagram est envahi d'entraîneurs en surdose de boisson énergisante qui m'expliquent en criant que leur variante du push-up est la plus efficace. Rien à voir avec les 10 heures par jour qu'ils passent au gym et les petites poudres magiques, évidemment.
Pourquoi l'été est le moment idéal pour décrocher
L'été, c'est la saison idéale pour prendre une pause des réseaux sociaux. Pour bien réussir à décrocher, il faut remplir tout ce temps retrouvé par autre chose. Parce que simplement regarder dans le vide conduit très vite à retourner regarder le vide des réseaux sociaux.
Certains remplacent l'alcool par Dieu. D'autres remplacent la cigarette par des suçons ou de l'irritabilité. Pour ma part, j'ai voulu me remettre à faire les activités d'avant l'invention du téléphone cellulaire. Mais je ne me souviens plus de ce que c'était.
Comment vaincre la dépendance à la dopamine numérique
J'ai lu quelque part que ce qui nous rend accros aux réseaux sociaux, c'est ce fil qu'on peut dérouler en continu. Chaque nouveauté est une microstimulation qui sécrète de la dopamine, l'hormone du plaisir. Pour vaincre cette dépendance, il faut trouver cette dopamine ailleurs : écouter de la musique, boire un verre de vin entre amis, faire du sport ou pratiquer un loisir créatif.
Pour ma part, lorsque je brûle d'envie d'aller perdre mon temps sur les réseaux sociaux, j'applique un petit truc : je saute dans la voiture, je mets du vieux heavy métal à plein volume, j'avale une poignée de biscuits Oreo en me tapant la tête sur le volant, et je me dirige vers un stationnement vide en hurlant des insultes sataniques en latin. Une fois arrivé, je fais des burns jusqu'à ce que les pneus éclatent. Je cours ensuite le chemin de Compostelle aller-retour en tricotant des pantoufles, et je me bats à mains nues avec les carcajous que je croise. Et voilà ma rage de réseaux sociaux assouvie pour quelques minutes !
J'en conviens, mon truc ne plaira peut-être pas à tout le monde. Trouvez ce qui vous fait plaisir, sortez dehors et profitez du reste de l'été !
FAQ : Comment décrocher des réseaux sociaux cet été ?
Pourquoi est-il si difficile de se déconnecter des réseaux sociaux ?
Parce que les algorithmes sont conçus pour capter notre attention en continu. Chaque notification ou vidéo libère de la dopamine, ce qui crée une dépendance semblable à celle de certaines substances.
Quelles activités peuvent remplacer le temps passé sur les écrans ?
Écouter de la musique, pratiquer un sport, lire un livre, cuisiner, ou simplement profiter de la nature. L'important est de trouver ce qui vous procure du plaisir sans écran.
Combien de temps faut-il pour se sevrer des réseaux sociaux ?
Quelques jours suffisent souvent pour ressentir les bienfaits d'une pause. L'idée est de remplacer les microstimulations numériques par des expériences réelles et gratifiantes.