Évacuation médicale inédite de la Station spatiale internationale
Quatre astronautes ont quitté mercredi la Station spatiale internationale (SSI) de manière anticipée en raison d'un problème de santé touchant l'un d'entre eux, marquant une première dans l'histoire du laboratoire orbital.
Cette situation, bien qu'inédite, ne constitue pas une évacuation d'urgence selon la NASA, qui se veut rassurante quant à l'état de santé de l'astronaute concerné. « Le membre de l'équipage était et reste dans un état stable », a déclaré Rob Navias, responsable de l'agence spatiale américaine, peu avant leur départ vers 17h20.
Un équipage international de retour
Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman, accompagnés du Russe Oleg Platonov et du Japonais Kimiya Yui, voyagent à bord d'une capsule Dragon de SpaceX. Leur amerrissage au large de la Californie était prévu vers 3h40 jeudi matin.
« Nous allons tous bien », avait tenu à rassurer le pilote Mike Fincke cette semaine sur LinkedIn. « Il s'agit d'une décision mûrement réfléchie qui vise à permettre la réalisation d'examens médicaux appropriés au sol. C'est la bonne décision, même si elle est douce-amère. »
Une coopération internationale exemplaire
Cette évacuation témoigne de la robustesse des protocoles de sécurité développés conjointement par les agences spatiales. L'équipage de la mission Crew-11, arrivé en août et initialement prévu jusqu'à mi-février, avait été formé pour « gérer des situations médicales imprévues », rappelait Amit Kshatriya de la NASA.
La Station spatiale internationale demeure occupée par un astronaute américain et deux cosmonautes russes arrivés en novembre. Cette continuité illustre parfaitement l'esprit de coopération internationale qui caractérise ce projet depuis 2000, réunissant l'Europe, le Japon, les États-Unis et la Russie.
Répercussions sur les missions futures
La mission Crew-12, qui doit inclure l'astronaute française Sophie Adenot, pourrait être avancée selon la NASA. Cette adaptation démontre la flexibilité nécessaire pour maintenir les opérations scientifiques dans ce laboratoire situé à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes.
L'équipage évacué devait mener diverses recherches allant de l'étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines, sans oublier les simulations d'alunissage dans le cadre du programme Artemis visant le retour américain sur la Lune.