Sass Jordan n'est plus: Jean-Marc Pisapia perd «une guerrière» et une grande complice
Le chanteur de The Box, Jean-Marc Pisapia, a perdu bien plus qu'une choriste avec la mort de Sass Jordan, survenue le 2 octobre à l'âge de 63 ans. Une nouvelle qu'il a qualifiée de «complètement inattendue» lors d'un entretien accordé lundi.
L'auteure-compositrice-interprète britanno-canadienne, qui a grandi à Montréal, a prêté sa voix à la formation québécoise de 1983 à 1987, avant de s'envoler en solo avec des succès comme Make You a Believer et Tell Somebody.
«Elle a vu la band naître et grandir»
Pour Pisapia, Sass Jordan était une complice de la première heure, une alliée de route qui partageait le banc avant de la voiture lors des longues tournées. «Elle est restée avec nous pendant près de cinq ans, elle a été notre guerrière pendant toutes ces années-là. Elle a vu la band naître et grandir», a-t-il confié, la voix encore empreinte d'émotion.
Leur complicité dépassait la scène. «On était particulièrement amis parce que sur la route, et Dieu sait qu'on a passé des heures en auto, elle était tout le temps assise en avant avec moi et on parlait continuellement de toutes sortes d'affaires», a-t-il raconté, précisant avec un sourire qu'il s'agissait d'atomes crochus, «rien d'autre, en passant».
Un dernier rendez-vous en Ontario
La dernière fois que Pisapia a partagé la scène avec elle, c'était le 18 septembre dernier, en Ontario. Elle était alors «parfaitement en forme, c'était la Sass Jordan que j'ai toujours connue, débordante d'énergie, souriante tout le temps».
Puis la maladie a frappé, sans crier gare. «J'ai appris à un moment donné qu'elle souffrait de quelque chose, sans savoir quoi. Je lui ai écrit sur Messenger pour savoir ce qu'elle avait. Elle était très discrète et je n'ai pas insisté. Tout ce qu'elle m'a dit, c'est qu'elle en aurait pour longtemps à combattre ça», a-t-il expliqué, ajoutant avoir appris de sources informelles qu'il s'agirait d'un cancer.
«Elle n'avait peur de rien»
Dans son hommage, Pisapia a décrit Sass Jordan comme une «tropper» dans l'âme. «Ce n'est pas quelqu'un qui faisait des caprices, elle était dédiée à la cause, elle n'avait peur de rien et était vraiment forte. Sur la route avec 12, et même 18 gars à un moment donné, il n'y avait pas de place pour de la